Christophe  GUILLOTEAU

Député du Rhône

Conseiller Général du Canton de St Genis Laval


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Le plan d’urgence en faveur de l’emploi des jeunes

1,3 Md€
C'est le montant qui va être investi par l'Etat d'ici juin 2010 pour l'emploi et la formation des jeunes.

320 000
C'est le nombre d'apprentis qui vont être recrutés entre juin 2009 et juin 2010.

3 000 €
C'est le montant de la prime allouée aux entreprises qui proposeront à leur stagiaire un CDI.

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C'est le montant des charges acquittées pour toute entreprise recrutant un apprenti d'ici juin 2010.

Permettre à chaque jeune de trouver sa place sur le marché de l'emploi

Le taux de chômage des jeunes est particulièrement élevé en France, comparé aux autres pays de l'OCDE. Et avec la crise sans précédent que nous traversons, ce taux ne cesse d'augmenter.
Parce que cette situation n'est pas acceptable, le Président de la République a annoncé, vendredi 24 avril, lors d'un déplacement sur le Campus Veolia Environnement à Jouy-le-Moutier, un plan d'urgence en faveur de l'emploi des jeunes.

Avec ce plan, l'Etat va investir 1,3 Md€ d'ici juin 2010 pour l'emploi des jeunes et ainsi déployer une partie des moyens du Fonds d'investissement social.C'est un effort sans précédent qui doit permettre à chaque jeune de trouver sa place sur le marché de l'emploi

 

Pourquoi un plan d'urgence pour les jeunes ?

Ce plan doit nous permettre de répondre à un double défi :

Un défi structurel : le chômage des jeunes n'est pas une nouveauté apparue avec la crise. Depuis des décennies, la France a l'un des taux de chômage des jeunes les plus élevés de l'OCDE. Quant à leur taux d'emploi, il est l'un des plus faibles (un jeune sur deux a un emploi en France, contre 2 sur 3 en moyenne dans l'OCDE).

Un défi conjoncturel : la crise sans précédent que nous traversons amplifie ce phénomène car les jeunes en sont les premières victimes. Depuis mars 2008, le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans a augmenté de 35 % et les entrées en alternance ont diminué de 20 % à 30 % depuis le début de l'année. Si on ne fait rien, ce sont entre 170 000 et 220 000 jeunes de plus qui pourraient se retrouver au chômage d'ici fin 2010.

Cette situation est tout simplement inacceptable. C'est pourquoi le Président de la République a décidé de prendre ce problème à bras le corps en investissant 1,3 Md€ dans la formation et l'emploi d'ici juin 2010 afin d'aider plus de 500 000 jeunes. Les partenaires sociaux et les régions seront pleinement associés à la mise en oeuvre du plan d'urgence.

Ce plan, c'est une réponse face à la crise. C'est aussi un effort durable et exceptionnel pour l'emploi et pour la formation. Préparer les jeunes à leur avenir, c'est préparer l'avenir de la France.

Quelles sont les grandes mesures de ce plan ?

Ce plan renforce, tout d'abord, la formation en alternance en développant les contrats d'apprentissage et les contrats de professionnalisation. Développer la formation en alternance, c'est augmenter considérablement les chances des jeunes de s'insérer dans la vie active : un jeune qui a été embauché en alternance a 70 % de chance d'avoir au final un emploi

C'est pourquoi le Président de la République a fixé un objectif clair : le recrutement de 320 000 apprentis entre le 1er juin 2009 et le 1er juin 2010, soit 35 000 de plus qu'en 2008. Pour cela, plusieurs mesures fortes sont prises :

Le dispositif « Zéro charges » mis en place dans le plan de relance pour les entreprises de moins de 10 salariés va être étendu à toutes les entreprises qui embauchent un apprenti. En clair, toute entreprise embauchant un apprenti d'ici le 30 juin 2010 sera totalement exonérée de charges pour cet emploi.

Une prime de 1800 € sera versée aux entreprises de moins de 50 salariés, soit une prise en charge intégrale du coût du travail pour un jeune apprenti.

Le soutien de l'offre de formation en apprentissage est renforcé pour atteindre 600 M€ en 2009 et 2010.

Autre objectif : 170 000 contrats de professionnalisation entre le 1er juin 2009 et le 1er juin 2010, soit 30 000 de plus qu'en 2008. Pour y parvenir, toute entreprise embauchant un jeune en contrat de professionnalisation bénéficiera désormais d'une prime de 1000 €. Cette prime sera de 2000 € lorsque l'entreprise embauche un jeune qui n'a pas le niveau du baccalauréat.

Pour encourager les entreprises à recourir davantage à l'alternance, Nicolas SARKOZY a confié une mission à Henri PROGLIO, le PDG de Veolia Environnement. En liaison avec Martin HIRSCH et Laurent WAUQUIEZ, il sera chargé d'élaborer une charte de l'alternance. Cette charte sera soumise aux branches et aux entreprises, notamment les plus grandes d'entre elles. Elle devra comporter des engagements chiffrés de développement de l'alternance, qui feront l'objet d'un suivi et d'une évaluation pour 2009 et 2010.

Nous voulons également miser sur la formation, via les contrats d'accompagnement formation. Dès la rentrée 2009, 50 000 jeunes inscrits à Pôle emploi bénéficieront de ces contrats, qui leur permettront d'élever leur niveau de qualification et d'adapter leurs compétences aux besoins du marché de l'emploi.

Enfin, 7 200 places supplémentaires seront offertes dans les écoles de la 2ème chance en 2009 et 2010, pour atteindre 12 000 places en 2010. Ces écoles offrent aux jeunes les moins qualifiés et qui sont sortis du système scolaire une formation très personnalisée qui leur permet ensuite d'entrer dans la vie active. Parce que l'Etat souhaite être un partenaire durable de ces écoles, il assurera un tiers de leur financement.

Ne faut-il pas aider les jeunes à s'insérer durablement dans la vie active ?

Des jeunes qui ne peuvent prétendre qu'à des emplois précaires, ce n'est pas une solution ! Rien ne justifie que les moins de 26 ans aient moins de droits sociaux que leurs aînés. Il est donc indispensable d'aider leur insertion durable dans la vie active en entreprise. Pour cela, Nicolas SARKOZY a fixé 3 objectifs :

Déprécariser les stages et encourager l'embauche des stagiaires : une prime de 3000 € sera versée à toute entreprise qui proposera à un jeune, aujourd'hui en stage, un CDI d'ici la fin du mois de septembre 2009. De plus, les stages de plus de 2 mois seront désormais rémunérés, contre 3 mois actuellement.

Doubler le nombre de contrats initiative-emploi (CIE) dans les entreprises : 50 000 CIE supplémentaires seront proposés pour l'embauche des jeunes au second semestre 2009.

Renforcer les contrats aidés, principalement dans les collectivités locales, sur des métiers permettant d'acquérir des compétences transférables dans le secteur privé : 30 000 contrats supplémentaires seront proposés aux jeunes. Ils seront financés à 90 % par l'Etat pendant 1 an, la charge financière qui restera à l'employeur sera ainsi très limitée.

Au-delà des mesures ponctuelles, ne faut-il pas des mesures de long terme ?

Ce plan, c'est avant tout une réponse concrète, à la fois immédiate et structurelle, aux besoins de notre jeunesse. Son but n'est pas d'apporter des solutions qui occupent le temps et camouflent la réalité.

Les mesures que nous prenons permettent aux jeunes de bénéficier de vraies formations, qui débouchent sur de vraies qualifications et donc au final sur des emplois stables. Ce plan repose sur une logique d'investissement : il mise sur les jeunes, car les jeunes c'est l'avenir de notre pays.

Parallèlement à ce plan, une Commission de concertation sur la politique de la jeunesse a été installée par Martin HIRSCH le 9 mars. Elle travaille également sur des réformes d'envergure. Elle fera des propositions sur tous les aspects de la politique de la jeunesse.

 

                                                                                                                                                                      mai  2009


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